Jessica Pratt, souffrante, se voit contrainte de renoncer à sa participation à La Traviata des Chorégies d’Orange, où elle devait incarner Violetta Valéry.
C’est la soprano italienne Claudia Pavone qui reprendra le rôle, marquant à cette occasion ses débuts sur la scène des Chorégies d’Orange.
Une signature verdienne née sous la baguette de Riccardo Muti
Diplômée avec mention du conservatoire Agostino Steffani de Castelfranco Veneto, Claudia Pavone fait ses débuts officiels en février 2014 dans le rôle de Gasparina dans Il Campiello de Wolf-Ferrari, au Teatro Sociale de Rovigo et au Teatro Malibran de Venise. Mais c’est sa rencontre avec le chef Riccardo Muti, lors de la Riccardo Muti Italian Opera Academy, qui marque le véritable tournant de sa carrière : le maestro la choisit pour interpréter Violetta dans une version en concert de La Traviata au Teatro Alighieri de Ravenne en août 2016.
Depuis, le rôle est devenu l’une de ses grandes signatures, qu’elle a porté avec succès sur les plus prestigieuses scènes italiennes — La Fenice de Venise, le Maggio Musicale Fiorentino, le Teatro dell’Opera de Rome, le San Carlo de Naples ou encore le Teatro Massimo Bellini de Catane — sous la direction de chefs tels que Francesco Ivan Ciampa, Giacomo Sagripanti, Michele Spotti, Sebastiano Rolli ou Stefano Ranzani.
Un répertoire qui s’élargit sans cesse
Au-delà de Violetta, Claudia Pavone a rapidement diversifié ses incarnations : Gilda dans Rigoletto (notamment lors de l’ouverture de saison du Teatro dell’Opera de Rome sous la direction de Daniele Gatti), Adalgisa dans Norma de Bellini, Adina dans L’Elisir d’amore, Norina dans Don Pasquale, Fiordiligi dans Così fan tutte, ainsi que Donna Elvira et Donna Anna dans Don Giovanni, cette dernière dans une mise en scène présentée à la Deutsche Oper de Berlin. Elle a également abordé Puccini, avec Mimì dans La Bohème — notamment lors de son inauguration de saison au Festival Puccini de Torre del Lago en 2023, ainsi qu’à La Fenice et au Semperoper de Dresde — et Nedda dans I Pagliacci.
Saluée pour « une voix d’une beauté extraordinaire » selon GB Opera Magazine, Claudia Pavone a également porté son art hors d’Italie, avec des débuts au Japon (Tokyo, Osaka, Nagoya, Kobe, Kyoto), en Espagne, en Chine, en Russie au Festival musical du Palais de Saint-Pétersbourg, en Australie, en Inde et au Canada.
Déjà croisée par nos lecteurs
Nos lecteurs avaient déjà eu l’occasion de découvrir cette artiste grâce aux critiques de nos correspondants à Limoges et à Metz :
