Philharmonique de Monte-Carlo : vive Weber !

Philharmonique de Monte-Carlo : vive Weber !

dimanche 10 mai 2026

©Edward Wright direction de la communication

Et vive Weber ! Le Philharmonique de Monte-Carlo vient de dédier un concert à ce grand compositeur, Carl Maria von Weber, pionnier de l’opéra allemand romantique, qui est mort il y a deux cents ans, en 1826.

Dès les premières mesures de l’ouverture du Freischütz, sous la direction robuste du chef allemand Thomas Engelbrock, la salle s’emplit d’échos de forêts mystérieuses, d’ombres sylvestres, de lunes inquiètes et de cors lointains. On remarqua les échanges du hautbois de Matthieu Petitjean et de la clarinette de Véronique Audard qui incarnaient les personnages amoureux de l’opéra Agathe et Max.

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©Edward Wright direction de la communication

Une autre œuvre de Weber était au programme : le Konzerstück pour piano et orchestre. Le compositeur y évoque l’attente d’une châtelaine dont l’amant est parti à la guerre. On l’entend au début, consumée d’inquiétude. Puis éclate une marche militaire inattendue : c’est le retour du bien-aimé sain et sauf. Des ruissellements de joie concluent l’œuvre. Pour servir cette œuvre, le Philharmonique avait invité le pianiste Martin Helmchen. Ce pianiste en donna une interprétation idéale. Son jeu pétillait comme du champagne. Chaque trait brillait, sa virtuosité étincelait, ses phrasés éblouissaient. Il nous offrit de la même façon une interprétation lumineuse du Capriccio brillant de Mendelssohn. Cette œuvre est directement inspirée du Konzetstück de Weber est toute en grâce, en vivacité ailée, avec, au milieu, également, un thème de caractère martial.

260510 T. Hengelbrock M. Helmchen credit Edward Wright direction de la communication
©Edward Wright direction de la communication

Il y eut aussi la Première Symphonie de Schumann. Un éclosion printanière ! La symphonie porte précisément le titre de « Printemps ». La direction de Thomas Hengelbrock fut à la fois vigoureuse et vivante. L’orchestre brillait. A tous les pupitres, il semblait irrigué par la sève de la saison nouvelle. Il fallait entendre l’éclat des fanfares des trompettes, des cors, des trombones, le foisonnement des bois, le frémissement des cordes entraînées par David Lefèvre.

C’était le printemps sur scène, dans la salle, sur le calendrier et dans nos cœurs.

André PEYREGNE
10 mai 2026

 

 

 

 

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