Nice : une sacrée école de comédie musicale.

Nice : une sacrée école de comédie musicale.

©AP

Sur la Côte d’Azur, le soir, il y a mille choses à faire pour se distraire en été. Il faut savoir choisir. L’autre soir, on s’est rendu dans la grande salle au sommet de l’Hôtel Aston-La Scala de Nice. De là on a une vue imprenable sur la ville. Mais, ce soir-là, on avait fermé les rideaux et c’est sur la comédie musicale qu’on eut une vue imprenable.

Cette fête, nous la devions à Melcha Coder, présidente de l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Nice (ARON), figure familière et infatigable de la vie lyrique niçoise, dont le goût des artistes et la fidélité aux jeunes talents ne se démentent jamais. Elle avait convié les lauréats de l’Arte Danza University de Forlì .

Quelle est donc cette University, dans cette ville d’Émilie-Romagne, dans la plaine du Pô ? Un établissement d’enseignement rare voire unique en son genre à notre connaissance, où des jeunes se forment à l’art de l’opérette et de la comédie musicale – c’est à dire à la fois à la danse, au chant, au théâtre. Et lorsqu’on dit la danse cela va du classique au moderne, aux claquettes et au hip hop. Il existe des établissements qui préparent à la danse, d’autres à la comédie, d’autres au chant, mais à Forli, on fait tout cela à la fois. Ils sont forts à Forli ! Les responsables de l’établissement sont Serge Manguette et Noémie Briganti. Serge Manguette cumule lui-même brillamment les talents de chanteur, danseur, comédien et… metteur en scène. Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de le constater.

Les jeunes lauréats de son école entrèrent comme une bouffée d’oxygène. Il fallait voir avec quelle précision de mouvements des jambes, des bras, des ports de tête ils menaient leur ensemble. Rien ne grinçait. Tout roulait à la manière d’un mécanisme parfaitement huilé. Et chacun arborait ce sourire éclatant qui semblait dire au public : « Venez, le bonheur est contagieux. »

On eut droit à des extraits de « Cats », des « Sept femmes de Barberousse », du « Magicien d’Oz » ou « Mama Mia ». Et, au milieu de tout cela des démonstrations de hip hop à vous dévisser la tête (La leur, pas la nôtre!)

Combien vous nous avez communiqué de bonne humeur, Caterina, Azia, Emmanuele, Nicolo ou Paolo ! Et toi, Francesco Borielli, qui n’as que 14 ans ! Et toi, India Magnelli, et toi, Gineva Ballestra. Vous avez tout pour qu’un jour votre nom brille sur une belle affiche !

Voilà des jeunes dont il faut parler, qu’il faut montrer en exemple, qui n’hésitent pas à « prendre leur pied » dans des comédies musicales des années cinquante. Il n’y a pas plus moderne que cela ! Vive Gene Kelly et Fred Astaire !

Et, je puis vous dire, lorsque vous dansez et chantez « Chansons sous pluie », il s’arrête de pleuvoir et c’est le soleil qui brille en vous !

André PEYREGNE
30 juillet 2026

 

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