C’est sous le signe du voyage et de la découverte qu’Alain Perroux accompagné de Sidi Larbi Cherkaoui, directeur du Ballet a présenté, le jeudi 7 mai le programme inaugural de son mandat à la tête du Grand Théâtre de Genève.
La saison 2026-2027 entièrement conçue selon ses propres convictions artistiques — une première dans les annales récentes de l’institution sera placée sous le thème des « Nouveaux mondes ». Une saison nomade : en raison des travaux de rénovation de la machinerie de la salle historique de la Place Neuve, l’intégralité de la programmation se déploiera hors les murs — principalement au Bâtiment des Forces Motrices (BFM), mais aussi au Victoria Hall, au théâtre Am Stram Gram, à la Cité Bleue ou encore à la salle du Conservatoire.
Un programme lyrique éclectique et exigeant
Côté opéra, la saison s’ouvre dès septembre avec La Tempête de Frank Martin, rare chef-d’œuvre du XXe siècle, suivi de Only the Sound Remains de Kaija Saariaho (création suisse), Le nozze di Figaro de Mozart, Theodora de Haendel, Il viaggio a Reims de Rossini, Candide de Bernstein, Company de Sondheim, La fanciulla del West de Puccini, et L’Opéra de quat’sous de Weill — présenté par le légendaire Berliner Ensemble, pour sa première venue à Genève.
Danse, avec Cherkaoui en pilier
Le Ballet du GTG, dirigé par Sidi Larbi Cherkaoui, portera notamment une nouvelle création chorégraphique intitulée Dimokratía, œuvre collective et résolument politique, aux côtés d’autres productions signées Damien Jalet et Kyle Abraham.
Des artistes de premier plan, beaucoup de premières genevoises
Les distributions réunissent des noms aussi illustres que Stéphane Degout, Natalie Dessay (en Vieille Dame dans Candide), Anastasia Bartoli, Sabine Devieilhe, Philippe Sly, Lise Davidsen, Philippe Jaroussky, Ludovic Tézier ou Lambert Wilson. Sur le podium, on notera les premières genevoises de Raphaël Pichon, et à la mise en scène, des signatures aussi attendues que Barrie Kosky, Peter Sellars et Krzysztof Warlikowski.
Une institution qui se réinvente
Loin de subir la contrainte des travaux, Alain Perroux en fait un atout : aller à la rencontre de nouveaux publics, investir des espaces inédits, affirmer que l’opéra et la danse s’adressent à tous. Les volets médiation, jeunesse et programmation alternative — rebaptisés « Grand Théâtre Autrement », « Grand Théâtre Jeunesse » et « L’Autre Scène » — complètent un projet artistique résolument ouvert.
Rendez-vous dès le 16 septembre au BFM.
Renseignements et réservations : https://www.gtg.ch/
