Un homme et des femmes…
Le spectacle voit le jour en 1982 à Broadway (Tony Award de la meilleure comédie musicale) et sera présenté à Paris en 1997 dans une adaptation française d’Eric-Emmanuel Schmitt.
Un film réalisé par Rob Marshall (metteur en scène de Chicago ) sortira en 2009, bénéficiant d’un cast éblouissant.
Aujourd’hui, place à la version de Stéphane Laporte pour nous faire pénétrer dans l’univers onirique de Guido, l’homme aux mille vies… et aux mille femmes !
Le sujet (librement inspiré du film de Fellini Huit et demi) trouve ici avec la partition de Maury Yeston (Grand Hotel, Titanic ) une parfaite cohésion, invitation au rêve et aux fantasmes.
Une fois de plus, les élèves dirigés par Alexandre Faitrouni (en collaboration avec Nicolas Soulié) révèlent tous leurs talents requis par l’ouvrage en chant, danse et comédie.
Deux artistes distincts assurent le rôle de Guido au sein de la représentation ; on découvre ainsi deux profils bien différents.

Les nombreuses femmes qui l’entourent, dont son épouse et sa maîtresse, mais aussi la star de son prochain film (sans compter sa fidèle confidente et sa propre mère) en seront les principales figures.
Chacune d’entre elles assure de percutants numéros, que nous savourons avec délice : les paillettes et les plumes les serviront avec éclat (on pense au très joli tableau Folies Bergère).

Le support masculin qui les accompagne confère une parfaite fluidité au déroulé des scènes, qui s’enchaînent à un rythme trépidant.
Nous avons apprécié la justesse de la direction vocale qui se révèle comme de coutume parfaitement au point.
Parmi la diversité des styles de musique de l’ouvrage, on peut reconnaître des accents proches de Nino Rota, compagnon fidèle du cinéma de Fellini.
Trois casts différents se partagent les 9 représentations qui offrent aux élèves de la promotion l’opportunité d’occuper un rôle plus ou moins de premier plan.
Nous leur souhaitons comme toujours un bel avenir sur les planches, ils le méritent tous.
Les yeux bienveillants de leurs professeurs les accompagneront sans nul doute dans ce parcours parfois semé d’embûches,mais tellement palpitant !
Philippe Pocidalo
21 mai 2026 –


