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Fascination Mata Hari, une création mondiale du Theater-am-Gärtnerplatz de Munich

Fascination Mata Hari, une création mondiale du Theater-am-Gärtnerplatz de Munich

jeudi 23 mars 2023

Sophie Dürmeyer, Florine Schnitzel et Armin Kahl© Marie-Laure Briane

Déjà mythique de son vivant, sa mort tragique en 1917 sous les balles d’un peloton d’exécution à Vincennes a achevé de la rendre légendaire. Depuis d’innombrables romans, des pièces de théâtre, une dizaine de films et de pièces télévisées, de nombreuses biographies, des chansons lui ont été consacrées. Il y a trois ans, le Theater-am-Gärtnerplatz de Munich a décidé de commanditer une comédie musicale, confiant l’écriture du livret et des chansons à Kevin Schroeder, un des plus talentueux écrivains de comédies musicales en Allemagne, et la composition à Marc Schubring, que le grand Stephen Sondheim a défini comme extrêmement doué (“genuinely gifted” pour reprendre ses termes) et qui avait déjà composé la musique des Liaisons dangereuses qui remportèrent un beau succès au Gärtnerplatz en 2015.
La coopération entre le librettiste et le compositeur avait déjà fait ses preuves avec la comédie musicale Vom Fischer und seiner Frau présentée au Festival des Frères Grimm à Hanau en 2017. Nominée huit fois, elle avait remporté deux premiers prix lors du Deutsche Musical Theater Preis 2017, dont le prix des meilleurs textes de chansons.

Les débuts parisiens de Mata Hari en 1905

À 19 ans, Margaretha Geertruida (Griet) Zelle (Leeuwarden 1876-Vincennes, 1917) quitta sa province néerlandaise pour conquérir le monde. La tête pleine de rêves, elle s’essaya au métier d’épouse d’officier et de mère à Java. Mais elle voulait plus — et devint l’une des femmes les plus célèbres de son temps. Rebelle moderne et impudique, diva excentrique sur les scènes européennes, fantasme masculin et enfin double espionne : Mata Hari !

Le lundi 13 mars 1905, à Paris, au musée Guimet, un public assez restreint d’hommes politiques, de diplomates, d’artistes, de gens du monde, était rassemblé dans la bibliothèque du musée Guimet qui, pour la circonstance, avait été transformée en temple hindou du dieu Shiva. Une ballerine exotique, qui se faisait appeler Mata Hari, allait y exécuter des danses sacrées. On savait qu’elle devait danser nue et on prétendait qu’elle avait un corps splendide, Arrivée depuis déjà quelques mois a Paris, étrange plutôt que belle, fascinante plutôt que charmeuse, elle avait su s’entourer, déjà, d’une sorte du légende mystérieuse. Voici, on effet, ce qu’elle avait déclaré à un journaliste venu l’interviewer :
« Je suis née dans le sud de l’Inde, sur les côtes du Malabar, dans une ville sainte qui s’appelle Jaffuapatam, au sein d’une famille de la caste sacrée des Brahmanes. Mon père, Suprachetty, était appelé, à cause de son esprit charitable et pieux, Assirvadam, ce qui signifie ” Bénédiction de Dieu “. Ma mère, glorieuse bayadère du temple de Kanada Swany, mourut à quatorze uns, le jour même de ma naissance. Les prêtres, après l’avoir incinérée, m’adoptèrent et me baptisèrent Mata Hari, ce qui veut dire Soleil de l’Aurore. Puis, dès que je pus faire un pas, ils m’enfermèrent dans la grande salle souterraine de la pagode de Siva, afin de m’initier, suivant les traces maternelles, aux rites saints de la danse. De mes premières années, ma mémoire ne conserve que de vagues souvenirs, d’une existence monotone où, après avoir imité automatiquement, durant de longues heures matinales, les mouvements des bayadères, je me promenais, les après-midi, dans les jardins, en tressant des guirlandes de jasmin pour en orner les autels priapiques du temple. Mais vint la puberté. La grande maîtresse, qui voyait ou moi une créature prédestinée, décida de me consacrer à Shiva et me révéla les mystères de l’amour et de la foi, une nuit de la Sakty-Pudja du printemps. C’est sur l’autel de ce dieu que je dansai pour la première fois à treize ans, toute nue. C’est sur l’autel de granit de pourpre de Kanda Swany que je fus initiée » . 
Bientôt, sous le décor improvisé aux colonnes cannelées, aux guirlandes de roses qui jonchaient le tapis, et qu’éclairaient quelques bougies qui perçaient çà et là de clartés dansantes les ténèbres, cinq musiciens hindous commençaient à tirer de leurs instruments bizarres une musique énervante et spasmodique. Quatre danseuses secondaires, toutes drapées de noir, étaient assises au pied d’une stèle, derrière laquelle trônait un Shiva en bronze, entouré d’un cercle de flammes en métal ; à droite, parmi les feuillages, se trouvait la statue de Soubramaja, dieu de la Guerre. Les musiciens se taisaient et le vénérable M. Guimet, fondateur et directeur du Musée qui portait toujours son nom, donnait lecture du commentaire suivant:
« C’est le jour de la fête de Dieu ; dès le soleil levé, les prêtres, s’étant purifiés, se sont rendus au temple en grande pompe pour éveiller le dieu. Ils lui ont offert leur adoration, puis ils l’ont baigné, lavé, oint de parfum, d’encens, de beurre clarifié ; ils l’ont revêtu de riches étoffes et paré de bijoux précieux. Ils lui ont présenté dévotieusement l’eau sainte du Gange avec des fleurs, des fruits, des branches et des grains, du riz cuit et des gâteaux, puis de la musique. Et maintenant, présent suprême, et le plus agréable, ils lui offrent des danses sacrées ». 

Voici le portrait que donna Louis Dumur de la danseuse dans son livre Les Défaitistes :
   
 « Droite, elle érigeait sur un cou merveilleux, au galbe plein légèrement charnu, une tête fascinante, d’un ovale partait, doucement renflé. Dans le visage à l’expression sibylline et si tentatrice, la bouche, fortement dessinée, formait une ligne souple, dédaigneusement épaisse, sous un nez droit, un peu pur, et dont les narines fines répondaient aux deux fossettes d’ombre que noyaient les commissures des lèvres. De beaux yeux, veloutés de noir, s’ouvraient sous des paupières lourdes qu’encorbellaient de grands sourcils sombres. Ses yeux regardaient énigmatiquement le vide, et leur courbure étrange s’arquait perceptiblement vers les tempes, se bridait presque Les cheveux très noirs et gonflés, séparés sur le front en doux larges coques, encadraient la tête jusqu’au dessous des oreilles de leurs ténébreuses ondulations.
Un vaste diadème d’argent, très ornementé, tout diapré de pierreries ouvragé de crêtes, de volutes et de girandoles, la coiffait fantastiquement, tandis qu’un énorme camélia boursouflait d’un côté sa touffe de pétales blancs. Un sautoir d’or mat ciselé, semé de turquoises, de grenats et d’agates, et festonné de pendentifs d’or vert, ornait la poitrine nue.
Les bras admirables se ceignaient aux biceps et au-dessus des poignets de larges bracelets orientaux en cuivre rouge, garnis d’émaux et de pierres de couleur, Des épaules tombaient des chaînes de chrysocale, soutenant un étroit corset de brocart rose, brodé de perles et frangé de pendeloques, qui couvrait les mains. Le ventre était nu, depuis le bas des côtes jusqu’au dessous du nombril, qui le timbrait d’une délicate fossette.
Toute la carnation était chaude, dorée, avec, aux plis, des touches presque bronzées. Une ceinture métallique, constellée d’appliques, de véricles et de cabochons, prenait les hanches, d’où tombait une robe de voile rose, brochée d’une guirlande de fleurs qui épousait le bas du corps, dans une draperie longue et soyeuse, d’où émergeait un bout de pied nu.
L’ensemble était voluptueux, troublant, étrangement séducteur, d’une grâce magique et d’une ligne étonnante.

Plus tard, Colette, dont on dit qu’elle fut peut-être un temps l’amante de la danseuse, évoqua pour le Figaro ses premiers contacts avec Mata Hari : 
« Je l’ai vue dès son apparition à Paris, lorsqu’elle dansa chez Edma Calvé, entre les colonnes d’un temple, sveltes et nues comme elle-même. Elle ne dansait guère, mais elle savait se dévêtir progressivement et mouvoir un long corps bistre, mince et fier.
Une fête hindoue la montra un peu plus tard dans un jardin, toujours nue au grand soleil de juin et montée sur un cheval blanc, à caparaçon et harnais incrusté de turquoises véritables. D’ambre le soir, sa peau devenait quasi mauve au clair du jour, inégalement, artificiellement teintée.
Paris, engoué d’elle, vantait sa chaste nudité, enregistrait les anecdotes que Mata Hari contait sur son passé, plein de drames asiatiques… Partout conviée, partout payée, elle arrivait nue, dansait vaguement, les yeux baissés, disparaissait, roulée dans des voiles sombres.
Un jour, une garden-party mit en face de moi, au détour d’une allée, une grande femme gauche en costume tailleur, à carreaux noirs et bruns, qui me secoua la main, et qui dut, pour que je la reconnusse, se nommer ; car la carrure, la veste boutonnée trop haute, le soulier jaune, la voilette blanche à grands dessins, et le chapeau malencontreux, tout cela prenait sur la pseudo-hindoue, une signification telle, que lady W…, divinatrice sans s’en douter, me demanda :
— Qu’est-ce que c’est donc que cette Berlinoise ?
»

Mata Hari n’était pas plus berlinoise qu’elle n’était hindoue .

 
Mata Hari au Gärtnerplatztheater

Ce n’est pas la légendaire danseuse nue à laquelle se sont intéressés les créateurs de la comédie musicale qui a connu sa première ce 23 mars. Dans leur toute nouvelle comédie musicale qui fait éclater les formes conventionnelles du genre, Marc Schubring et Kevin Schroeder se lancent dans une recherche musicale et théâtrale passionnante pour savoir comment Griet est devenue Mata Hari et transportent le mythe dans l’ici et maintenant. Sous la double forme comédie musicale classique et d’un événement pop moderne, pour lequel le théâtre se transforme en piste de danse, ils suivent les traces d’une femme qui, bien en avance sur son temps, était obsédée par l’attention, le spectacle et l’épanouissement personnel, et qui créait des “faits alternatifs” à foison.
Mais qu’est-ce que le mensonge ? Qu’est-ce que la vérité ? 

L’oeuvre entremêle deux strates historiques connotées par des styles musicaux qui se démarquent nettement l’un de l’autre. La première se déroule à la fin du 19ème siècle à Java  :  “Griet” Zelle (chantée par Florine Schnitzel) est devenue l’épouse de Rudolph MacLeod (Armin Kahl) à qui elle donnera bientôt un fils. La seconde donne à voir Mata Hari, la femme qu’est devenue Griet séparée de son mari et rentrée en Europe, la danseuse et l’espionne (interprétée par Ann Sophie Dürmeyer). Cette seconde strate n’est pas aussi temporellement marquée que la première : Mata Hari plus encore que danseuse est devenue une star de la musique pop qui chante des chansons dont les tracks, signés Kraans de Lutin, viennent compléter le jeu des 24 musiciens de l’orchestre du Staatstheater am Gärtnerplatz, dirigé par Andreas Partilla. La fin de l’existence de Mata Hari est de plus évoquée par le truchement de vidéos en noir et blanc tournées dans le style des anciennes actualités cinématographiques, dans lesquelles des présentateurs évoquent les témoignages du procès rendant compte des activités de l’espionne, agent double arrêtée par le capitaine Pierre Bouchardon, suite à une perquisition du contre-espionnage français, puis sa condamnation pour trahison, suivie de son exécution par un peloton composé de douze zouaves auxquels, dit-on, elle aurait envoyé un baiser d’adieu juste avant de mourir.

Marc Schubring et Kevin Schroeder ont d’emblée décidé de se dégager des clichés de la danseuse nue et de l’espionne tragique qui collent au personnage de Mata Hari, estimant que la véritable fascination qui entoure cette femme se trouve bien plus loin sous la surface. Dès le début de la période javanaise, la jeune femme se rebelle contre les conventions qui relèguent les femmes dans leurs rôles de mères et  de maîtresses de maison et se met à mener une double existence. C’est aussi le point de vue adopté par la metteure en scène Isabella Gregor qui lors d’un entretien raconte avoir connu Mata Hari par l’intermédiaire de sa mère,  “qui ne tarissait pas d’éloges sur elle en tant que femme formidable”  et se dit fascinée par la force de cette femme qui, à une époque très différente de la nôtre, eut le courage et la force de vivre ce qu’elle voulait, et l’audace de se révolter, de suivre la voie qu’elle voulait se tracer, de se réinventer.
Sa mise en scène du personnage de Mata Hari, qui aspirait déjà au tournant du siècle à une forme d’autodétermination,  rencontre l’actualité de questions malheureusement non encore  résolues du type : ” Comment une femme se réalise-t-elle dans un environnement dominé par les hommes ? ” 

L’histoire racontée par la comédie musicale suit en gros celle des faits biographiques connus, à quelques exceptions prêt : la Griet historique eut deux enfants, un garçon et une fille, celle du livret n’en a qu’un seul, prénommé Norman, mort en bas âge. Kevin Schroeder développe le personnage de Madame van Rheede (Dagmar Hellberg), dont il fait une matrone autoritaire gardienne des vertus conservatrices toujours en conflit avec Griet la rebelle, mais qui finira par dévoiler son vrai visage, celui d’une femme vulnérable et sensible qui saura se rapprocher de la jeune femme qui a perdu son enfant. Le librettiste crée des personnages qui pour être fictifs n’en sont pas moins vraisemblables vraisemblables, celui de Merbati, la nounou javanaise (Xiting Shan) qu’assassinera Rudolph qui la rendra responsable du décès de l’enfant, du lieutenant Jeroen Kuipers (Gunnar Frietsch) et celui du général Cornelis Fock (Erwin Windegger). 

Le livret de Kevin Schroeder s’intéresse aussi à l’élaboration de son mythe propre par cette femme qui est parvenue à se créer un personnage fictif à coup de contre-vérités et de manipulations. Elle est devenue une star à l’égale des stars contemporaines, avec un public qui l’a identifiée à son seul personnage artistique. ” On ne naît pas star, on le devient “, souligne Isabella Gregor, et ce devenir est le résultat d’un calcul. L’histoire de la jeune Griet à Java et de sa révolte est entrecoupée de douze chansons modernes interprétées par une pop star du nom de Mata Hari, ce qui souligne que la vie javanaise de la jeune femme contient en germe ce qu’elle est appelée à devenir. Et c’est une des plus grandes originalités de la nouvelle production que d’être parvenue à marier deux styles de musique différents qui vont au fil de la soirée s’entremêler de manière de plus en plus évidente : la complexité et la différenciation des séquences théâtrales mises en musique, contenant des conflits et des couleurs, combinant souvent des chansons et des dialogues parlés, typiques de la comédie musicale, s’interrompent pour faire place aux chansons pop dont la durée standard va de deux minutes et demie à trois minutes et demie, et dont le contenu est beaucoup plus simple et linéaire, la plupart du temps limité à  une seule déclaration, à un sentiment unique. Dans sa diversité, cette combinaison donne une soirée musicale d’une richesse extraordinaire dont la nouveauté renouvelle le genre de la comédie musicale. 

Isabelle Gregor a relevé le défi de mettre en scène au moins deux pièces en une seule : celle qui raconte l’histoire personnelle de Griet et celle de Mata Hari qui chante sa vie comme une chanteuse-compositrice pop, auxquelles vient s’ajouter l’évocation du procès. De même que deux formes musicales en apparence opposées finissent par se rencontrer et s’entremêler, la metteure en scène a relié scéniquement les trois histoires, cherchant à montrer qu’en fait tous les moments de la vie sont interconnectés. Il en résulte une mise en scène harmonieuse et fascinante, à la fois abondante et complexe, mais parfaitement décodable par le public constamment tenu en haleine tant par la musique que par la représentation. Le décor de Karl Fehringer et Judith Leikauf place un escalier tournant modulable au centre de la scène, dont la rampe et le garde-corps sont pleins et de couleur blanche, ce qui permet d’y projeter les vidéo dues au travail remarquable de Raphael Kurig, Meike Ebert et Christian Gasteiger. Albert Meyerhofer s’est surpassé, ses costumes sont aussi magnifiques que variés : traditionnels et d’époque pour les costumes coloniaux des occupants hollandais, rutilants et flashy pour ceux de la pop-star Mata Hari qui change de costume pour chacune de ses chansons, imaginatifs pour habiller les figurants évoquant les divinités de l’hindouisme qui viennent entourer Griet, d’une noirceur sinistre pour habiller les sombres apparitions qui accompagnent les évocations des hantises de la mort. Six danseurs et danseuses exceptionnels viennent constamment animer la scène de leurs brillantes chorégraphies conçues par Adam Cooper. Aux rôles principaux viennent s’ajouter quatorze membres de la troupe. 

Ann Sophie Dürmeyer qui représenta l’Allemagne au Concours Eurovision de la chanson en 2015 remporte un énorme succès dans son interprétation époustouflante de la pop-star Mata Hari. La voix est pleine, puissante, avec de belles raucités qui la rendent troublante, une palette d’expression extrêmement variée, de la fureur à la tendresse mélancolique, une prestation époustouflante qui en font la star de la soirée. À réécouter Black smoke, sa chanson de 2015, on mesure aisément l’étendue du chemin parcouru. Florine Schnitzel, chanteuse à la voix claire et émouvante, comédienne et danseuse de la troupe du théâtre dont on a déjà pu apprécier ici le talent dans My fair Lady ou dans 3 Männer im Schnee (3 Hommes dans la neige), déploie un jeu de scène brillant pour incarner la personnalité sanguine de Griet, une jeune mariée joyeuse, avide et impulsive, agissant de façon imprévisible au mépris de toutes conventions et qui sera bientôt rebelle, révoltée et parfois désespérée. Dagmar Hellberg donne la rigidité hautaine, autoritaire et méprisante qui convient au personnage de Friga van Rheede et réussit sa transformation en une personne compatissante au coeur sensible et maternel. Armin Kahl, chanteur métamorphe aux talents multiples (de Jésus à Tootsie ou au Tick de Priscilla) campe ici un excellent Rudolph MacLeod, mari amoureux émoustillé par Griet mais bientôt énervé, brutal et assassin. Xiting Shan est délicieuse en nounou javanaise.

Une soirée fascinante à tous points de vue. 

Luc-Henri ROGER
23 mars 2023

Prochaines représentations : les 31 mars, 1er, 5, 9 et 10 avril, les 4 et 5 juillet 2023 au Theater-am-Gärtnerplatz

Distribution : 

Direction musicale  Andreas Partilla
Mise en scène Isabella Gregor
Chorégraphie  Adam Cooper
Décors Karl Fehringer, Judith Leikauf
Costumes 
Alfred Mayerhofer
Lumières Michael Heidinger
Vidéo Raphael Kurig, Meike Ebert, Christian Gasteiger
Dramaturgie 
Michael Alexander Rinz

Mata Hari, pop star Ann Sophie Dürmeyer 
Margaretha Geertruida “Griet” Zelle Florine Schnitzel
Rudolph “Johnny” MacLeod Armin Kahl
Friga van Rheede Dagmar Hellberg
Jeroen Kuipers Gunnar Frietsch
Cornelis Fock Erwin Windegger
Merbati Xiting Shan

Membres de la troupe  Denise Lucia Aquino, Tracey Adele Cooper, Gunnar Frietsch, Martin Hausberg, Leopold Lachnit, Frances Lucey, Ann-Katrin Naidu, Peter Neustifter, Holger Ohlmann, Elaine Ortiz Arandes, Christian Schleinzer, Xiting Shan, Julia Sturzlbaum, Erwin Windegger
Danseurs Giovanni Corrado, Marta Di Giulio, Deniz Doru, Thiago Fayad, Giulia Vazzoler, Andrea Viggiano
Figurants du Staatstheater am Gärtnerplatz
Orchestre du Staatstheater am Gärtnerplatz

 

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